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C’est l’école de la vie
qui
m’a
renseignée sur le potentiel créateur du ressenti.
Et tout
le monde est admis à l’école de la vie.
Chacun est
invité à exprimer son ressenti par
l’écrit. J'encourage
d’ailleurs les
gens à s’accorder ce bienfaisant exercice
sans se
contraindre par la peur de ne pas y arriver. Aucun effort
n’est
requis pour participer à un atelier
d’écriture
sensorielle, au contraire, il s’agit d’un
relâchement, d’un laisser aller, d’un
accès à la liberté. Je
prône l'accueil, le
respect, la douceur et le calme. Je ne transmets
aucune vérité. J’invite cependant les
gens à
s’écouter pour découvrir leur propre
vérité.
Moi-même, tout au long de la
route,
particulièrement pendant les grandes noirceurs, je me suis
aidée avec l’écriture. Les textes
contenus dans Murmure de
Femme
ont émergé aux moments où
j’ai pris contact
avec ma vulnérabilité, aux moments où,
à
bout de force, la lourde façade que je portais est
tombée. Quand je les ai écrits, ils
n’étaient pas le reflet de la vie que je menais
à
ce moment-là. Si on m’avait lue et
regardée vivre
à la fois, on aurait eu du mal à croire que ces
écrits étaient de moi, parce qu’ils
sont porteurs
de Lumière et que je traversais la noirceur. Ce
n’est que
quelques années plus tard que j’ai compris
d’où ces textes arrivaient : du creux de
mon
être, là où les épreuves et
les bruits de la
vie n’ont pas accédé…
là où
réside la Force pure et vraie. Ils ont
émergé
à la surface d’un océan orageux, issus
de la
tranquillité des profondeurs intérieures. Ces
textes ont
été une voix rassurante, douce et constante. Je
m’étais enfin contactée.
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